Karl Paquette

R

épertoire


I. Liste des ballets

George BALANCHINE Symphonie en ut ‘1er et 3e mouvements’ 2003
Les Quatre tempéraments ‘sanguin’ 2003
Joyaux ’Emeraudes’ - ’Diamands’ 2005
Patrice BART Coppélia ‘Frantz’ 1996
2002
La Petite Danseuse de Degas ‘L’abonné’ 2005
2010
Pina BAUSCH Le Sacre du printemps – entrée au répertoire 1997
Maurice BÉJART IXe Symphonie de Beethoven 1999
Le Concours ‘Angel Ben’ ‘Michaël, chorégraphe TV’ 1999
2002
L’Oiseau de feu ‘l’Oiseau Phénix’ - ’L’Oiseau de Feu’ 2003
Kader BELARBI Wuthering Heights – création ‘Edgar’ 2002
J.CORALLI et J.PERROT Giselle ‘Hilarion’ - ’Albrecht’ 2004
2009
Martha GRAHAM Temptation of the Moon – entrée au répertoire 1998
Jean GRAND-MAÎTRE Eja Mater – création 1997
Iouri GRIGOROVITCH Ivan le Terrible ‘Kourbski’ 2003
Gene KELLY Pas de Dieux ‘Zeus’ 2004
Ji_í KYLIÁN Stepping Stones 2001
Pierre LACOTTE Paquita - ‘Iñigo’- ‘Lucien d’Hervilly’ 2001
2002
Abou LAGRAA Le Souffle du temps, création 2006
Edouard LOCK AndréAuria – création 2002
John NEUMEIER Le Songe d’une nuit d’été ‘Demetrius’ et ‘Bottom’ 2001
La Dame aux camélias ’Gaston’ - ’Armand’ 2006
2010
Bronislava NIJINSKA Noces ‘le Fiancé’ 2004
Rudolf NOUREEV Casse-Noisette ‘Danse Arabe’ - ’Le Prince’ 2000
2009
Cendrillon - ‘Le Producteur’ - ‘L’acteur vedette’ 2000
2005
Raymonda ‘Béranger’ - ’Abdéram’ - ’Jean de Brienne’ 2000
2009
Bayadère - ‘l’Esclave’ - ‘Solor’ - ‘Idole dorée’ 2001
2002
Roméo et Juliette ‘Benvolio’ - ‘Romeo’ 2001
2005
2011
Don Quichotte ‘Espada’ - ‘le Gitan’ - ‘Basilio’ 2002
2004
Le Lac des cygnes ‘Rothbart’ - ’Siegfried’ 2002
2007
La Belle au bois dormant ‘L’Oiseau bleu’ 2004
Roland PETIT Notre-Dame ‘Phoebus’ 2001
Clavigo ‘Beaumarchais, le frère de Marie’ 2002
Jerome ROBBINS Afternoon of a faun 2001
The Cage 2002
Serge LIFAR Suite en blanc ‘L’adage’ 2005
‘Thème varié’ - ’La Mazurka’ 2005
Les Mirages - ’Le Jeune Homme’ 2007
J. Robbins In the Night ’2d Pas de deux’
En Sol 2009
José Martinez Les Enfants du paradis - ’L’acteur’ 2008
John Cranko Oneguine - ’Le Prince Grémine’ 2009

Propos recueillis en 2007

II. Les grands rôles

Roméo et Juliette

Roméo
Qu’avez-vous ressenti ?Vous avez déclarer aimer ce rôle parce qu’il fallait dépasser la difficulté technique avant d’arriver à le vivre.

Oui, la première fois que j’ai dansé Roméo, ce n’est qu’au moment de la représentation que j’ai compris pourquoi Rodolphe avait fait une chorégraphie si compliquée, si fatigante, si dure. Les trois premières semaines de travail en studio avaient été délicates, il n’avait pas été facile de se mettre dans la peau du personnage. C’est pendant le spectacle, avec la fatigue, l’épuisement extrême, que les vrais sentiments sont ressortis et que l’interprétation est devenue plus juste.

Vous avez réellement le sentiment de vivre le rôle pendant la représentation ?
Oui, surtout dans des rôles comme Roméo. J’ai souvenir de ballets où pendant les entractes, c’est limite si on peut marcher. On va au-delà du possible

Pour quoi est-il si difficile de danser du Noureev ?
Etant très habitué à le danser, je n’ai plus vraiment assez de recul pour le dire. Disons que la chorégraphie est compliquée, chaque note a son pas de danse, il n’y a pas moyen de se reposer. Il chorégraphiait comme lui savait danser, en fonction de ses points forts et de son style.

Don Quichotte

Basilio
Comment se sont passés la reprise du rôle et le travail avec Nolwenn Daniel ?

Nous avons travaillé, tous les jours, durant deux mois, avec Nolwenn Daniel, en osmose et avec beaucoup de motivation. Cela a été une grande réussite. Nolwenn est une acharnée au travail, et nous n’avons jamais plié devant la difficulté. C’était la première fois que je reprenais un grand rôle. Je dois dire que cela a été assez frustrant de travailler autant pour une seule représentation (étant donné que, pour cause de grève, une de mes dates a été annulée). Il faut du temps pour se mettre dans le rythme d’un tel spectacle, en l’occurrence un ballet en trois actes, et j’ai finalement abordé la chose avec une certaine anxiété. Ceci dit, en scène, passé le premier acte, cela a été un vrai plaisir : la maturité, l’expérience m’ont permis d’aborder le rôle avec plus d’aisance.

Cendrillon

Le Prince
C’est un rôle que j’avais déjà beaucoup travaillé et que, d’office, j’aborde avec beaucoup de facilité. Le costume me convient, le personnage également ; la danse, les variations sont particulièrement adaptées à ma technique et à mon travail. Toutes ces conditions réunies font que cela se passe bien en scène. Cela m’a apporté beaucoup de plaisir, et j’espère que le public l’a ressenti de la même façon. Là encore, cela n’a été, malheureusement, que pour un seul spectacle, mais je dois dire que je l’ai beaucoup mieux vécu que Don Quichotte. Le prince de Cendrillon fait vraiment parti de ces rôles qui me marquent et que j’aime danser, et tout particulièrement dans cette version de R. Noureev.

Paquita

Lucien d’Hervilly
Quand Pierre Lacotte a recréé Paquita pour l’Opéra, j’ai d’abord cru que c’était un rôle qui ne me convenait pas. J’ai finalement été amené à le danser suite aux blessures successives de divers danseurs. Je n’ai disposé que de dix jours pour m’approprier ce personnage de Lucien, ce qui fait que je n’ai plus vraiment eu le temps de me demander s’il m’allait ou non... Et en travaillant, j’ai réalisé que c’était un rôle très bien construit, que j’ai finalement dansé avec beaucoup de plaisir. Cela me changeait du gitan Inigo que j’interprétais depuis le début de la série. J’avais de plus la chance d’avoir deux partenaires d’exception, Clairemarie Osta et Elisabeth Maurin, ce qui facilitait les choses. Il faut ajouter que C. Osta a été nommée Etoile sur cette série, ce qui a représenté un plaisir supplémentaire.

Inigo
Vous avez dansé le personnage d’Inigo deux fois. Pourquoi avez-vous décidé de modifier quelques détails dans l’apparence du personnage lors de la reprise ?

La première fois que je l’ai dansé, je trouvais que je faisais encore trop jeune pour incarner un gitan ayant suffisamment de poid en scène. A ce moment là, porter une moustache vieillissait mon personnage. Lors de la reprise, j’avais déjà beaucoup plus d’expérience de soliste, et des favoris et un bouc me parurent suffisant.

Ivan-le-Terrible

Kourbski
Ivan-le-Terrible n’avait été dansé que par le Bolchoi, le Kirov, et l’Opéra de Paris bien sûr, puisque le ballet a tout de même été créé pour lui. Quand Grigorovitch est venu à l’Opéra pour monter son ballet, je dois dire que j’ai vu arriver un véritable mythe : l’homme qui avait régné sur le Bolchoi pendant 35 ans. C’était un monstre sacré qui était là, pas très grand, mais assez impressionnant, il faut le dire. Il m’a accordé sa confiance en me donnant le rôle de Kourbski. J’ai toujours été fasciné par le travail des russes et, là encore, j’ai trouvé que le rôle me correspondait bien, me sentant moi-même un peu imprégné par ce qu’on appelle ‘’l’âme russe’’. Nous avons eu deux mois de travail intense pour le DVD, et ça a été une grande expérience. Je regrette qu’on ne danse plus ce ballet actuellement.

Le Lac des cygnes

Le Prince
Cela va être un grande première. Ce sera à Sidney, avec Emilie Cozette. Je m’en fais une grande joie, car j’attendais ce moment depuis très longtemps et je m’y préparais. Je veux montrer que je n’ai peut-être pas un physique académique, mais que mes qualités peuvent aussi me permettre d’être le beau prince du Lac des cygnes. Je connais chaque recoin du ballet et de la chorégraphie : je l’ai beaucoup vu, j’ai dansé dans le corps de ballet ainsi que le personnage de Rothbart. Ce n’est pas donc pas l’apprentissage des pas qui me fait peur. Et bien que ce soit un ballet en quatre actes, que ce soit long, difficile, qu’il y ait beaucoup d’adage et de variations, j’y vais curieusement avec beaucoup moins d’appréhension que pour un ballet comme Don Quichotte… L’interprétation sera classique : un prince qui tombe éperdument amoureux et qui se fera prendre à son propre piège. Ce qui est bien, c’est que je vais continuer à danser Rothbart en alternance : j’aurai à la fois le Bien et le Mal. J’ai vraiment hâte d’y être.

Rothbart
Rothbart est aussi un grand rôle que j’ai eu la chance de beaucoup danser lors de la dernière série du Lac des cygnes, suite aux blessures de divers danseurs. C’est un personnage qui ne me correspondait pas à la base et sur lequel j’ai dû faire un gros travail. Il fallait découvrir chaque soir un personnage qui n’était pas moi, et le faire évoluer à travers une nouvelle préparation, un nouveau spectacle. Je trouve qu’on en ressort grandi.

Giselle

Albrecht
Le prince de Giselle, je pense que c’est le rôle que tout danseur rêve d’interpréter. Car il permet à chaque danseur, quelque soit son profil, de s’y épanouir. Chacun peut en effet y apporter sa touche personnelle étant donné qu’on est libre d’interpréter le personnage de façons très diverses. Je pense aussi qu’il ne faut pas être trop jeune pour le danser, qu’il faut avoir un minimum d’expérience et de maturité si l’on veut espérer avoir suffisamment de présence, de poid en scène, notamment au deuxième acte, lorsqu’on arrive devant la tombe de Giselle. J’aimerais beaucoup, maintenant que les portes du Lac des cygnes se sont ouvertes, pouvoir danser Albrecht à l’Opéra.

La Bayadère

Solor
Solor, je l’ai dansé deux fois il y a cinq ans, avec Delphine Moussin et Elisabeth Maurin en Nikiya, et Clairemarie Osta en Gamzatti. A cause d’une grève lors de la dernière série, je ne l’ai pas redansé. Il y a cinq ans, j’ai remplacé au pied levé un danseur blessé ; j’ai appris dans l’après-midi que je devrais danser le soir même, alors que je n’étais censé danser que plusieurs semaines plus tard. C’était mon premier ballet en trois actes, et je ne savais pas du tout comment on réagit à cela en scène, c’était une découverte totale. J’aime bien ces moments d’urgence où on n’a pas le temps de se poser trop de questions, mais là je ne m’en suis pas peut-être assez posé. Je n’avais plus assez d’énergie à la fin du ballet. Je ne pense donc pas que ça ait été mon meilleur spectacle... Mais je suis tout de même heureux d’avoir pu le danser.

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